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Les difficultés engendrées par la dépendance affective

Une femme avec un boulet en forme de coeur accroché à sa cheville qui symbolise la dépendance affective

L’enfant qui a subi une carence affective est un futur adulte blessé dont les plaies risquent de se rouvrir face à chaque sollicitation affective. C’est un adulte qui doutera de sa légitimité à être aimé pour ce qu’il est et qui deviendra de fait dépendant affectif ce qui fera de lui quelqu’un qui aura autant besoin que peur de l’amour. Peur de ne pas mériter l’amour ou peur d’en souffrir. Le dépendant affectif a toujours un problème par rapport à sa place. Il cherche sa place et se console de sa solitude au quotidien espérant connaitre l’amour un jour. Quand il le trouve, il ne se sent pas légitime à être à cette place et vit dans la crainte permanente de la perdre.

Un adulte dans le doute

La dépendance affective a pour conséquence une errance perpétuelle dans le doute. Le doute de soi engendrée par une estime de soi très basse et un sentiment de solitude perpétuelle.

Une estime de soi en souffrance

Le dépendant affectif a tellement peur de ne pas être aimé qu’il fait passer les autres avant lui et préfère privilégier une relation amoureuse coute que coute même au dépend de sa propre personne 

L’autre est plus important que soi

Quelle que soit la posture envisagée pour tenter de contourner le piège de la dépendance, le dépendant affectif est conditionné à l’autre au point de ne plus prendre soin de lui. Il vit dans une perpétuelle ambivalence. Il souhaite ne plus souffrir mais il privilégie la loyauté envers l’autre plus que son bien-être et trouve donc toutes les excuses nécessaires pour continuer de se négliger.

Toute justification sera bonne pour ne pas s’épanouir sans l’autre.

Ainsi, il n’aura pas le temps pour s’adonner à une activité en solo qui lui fera plaisir s’il a besoin de se changer les idées. Il se sentira mal à l’aise d’aller au cinéma par exemple ou coupable de partir seul en vacances pour tenter de s’éloigner de la dépendance et s’il transgresse, ce sera avec une culpabilité qui lui gâchera forcément son moment. De ce fait, Il tentera toujours par la suite de cacher ou d’atténuer les effets de ses plaisirs coupables au plus vite en tentant de se racheter en de s’excuser auprès de l’autre pour resserrer à nouveau le lien toxique de la dépendance affective.

Le dépendant pourra parfois tenter de combler ou d’oublier son mal-être en exprimant sa dépendance dans d’autres domaines. Ainsi, il sera plus sensible à tout ce qui est addictif et tentera de trouver la solution qui lui échappe affectivement en s’anesthésiant de drogue ou d’alcool, en s’oubliant dans le travail ou le sport ou encore en trouvant une excitation ponctuelle dans les jeux ou la sexualité. S’il est malade, il n’aura pas l’argent pour se soigner non plus. Stratégie à nouveau perdante qui ne fera qu’élargir la dépendance à d’autres domaines.

Bref, même si la relation le rend malheureux, le dépendant affectif est tout simplement persuadé que son conjoint est bien plus important que lui et qu’il dispose d’une telle valeur qu’il ne retrouvera jamais mieux ailleurs. Il justifie d’ailleurs son mauvais traitement par le fait qu’il n’est pas à la hauteur, effritant jour après jour la moindre confiance en soi.

Il luttera donc en permanence pour compenser et tenter justement de rester à la hauteur ce qui lui coûtera des tonnes d’énergies et qui lui génèrera tout autant de tensions à la moindre turbulence émotionnelle.

Sacrifier son estime de soi pour sauver sa relation amoureuse

Dans une relation saine, l’amour est un sentiment qui révèle la personne et qui est nécessaire pour que chacun ait une bonne estime de soi. Parce qu’il est aimé, il sent qu’il est reconnu et qu’il a de la valeur. L’amour décuple l’envie de vivre de déployer ses ailes en pleine confiance. L’amour véritable est au service de l’estime de soi de chacun d’entre nous. Aussi, la règle de base est qu’aucune relation ne mérite d’être sauvée au détriment de sa propre personne.

Situation même que nous retrouvons dans les relations entre dépendants affectifs. Le dépendant affectif, s’il repère des situations de désamour tels que des infidélités par exemples ou des comportements inacceptables ou dégradants va préférer supporter un manque de respect notoire pour maintenir une relation. Il ne parviendra pas à défendre sa propre personne face aux agressions destructrices que lui inflige la relation. Au contraire il verra cela comme une preuve qu’il n’est pas à la hauteur de son compagnon. Il pourra même aller jusqu’à légitimer ce qui lui fait du mal, pendant qu’il reçoit ce qu’il mérite ! Il sera incapable de poser des limites pour préserver son intégrité car il ne veut rien faire au détriment de sa relation amoureuse. La Maintenir est plus importante que d’aller chercher son propre épanouissement, auquel il ne croit d’ailleurs pas.
Le manque d’estime de soi pousse une personne qui en souffre à accepter tout et n’importe quoi de la part des autres.

Un sentiment de solitude

Le dépendant affectif a, par définition, peur de ne pas être aimé car il n’en est selon lui pas digne. Par principe, il estime qu’il n’est rien et cherche désespérément dans les yeux des autres un espoir d’apercevoir une lueur d’intérêt qui lui prouverait le contraire. Son identité passe par le regard de l’autre et son estime de soi en dépend. Il a absolument besoin de l’autre pour vivre, pour exister, pour penser, en somme pour maintenir son équilibre émotionnel. A tort, il considère ce besoin comme une nécessité vitale. De ce fait, se retrouver face à lui-même l’effraie et il ferait tout pour ne pas se séparer ou se retrouver seul. Dans une relation, le dépendant affectif est en panique dès que son compagnon s’éloigne. Lorsqu’une relation va mal, le dépendant affectif est incapable de rompre.

Le dépendant affectif vit dans la crainte de se retrouver seul physiquement car il vit quotidiennement avec le sentiment de solitude qui lui colle à la peau. Le dépendant affectif se sent toujours seul dans sa tête.

Un adulte insécure

Le dépendant affectif qui n’a aucune confiance en lui ni aucune estime de soi doute en permanence se sent toujours en danger. Il a peur des conséquences de ses actes et craint se sent démunis face aux autres.

Peur de soi

Le dépendant affectif doute en permanence de ses propres capacités et se paralyse à l’idée d’agir. Il est toujours en quête d’être rassuré par son entourage.

Le stress de mal faire

Le dépendant affectif a toujours le stress de mal faire. Ce qu’il recherche avant tout est surtout de ne jamais déplaire et cette crainte de ne plus être aimé l’empêche d’être libre, d’être lui-même. Au lieu de s’affirmer, il va toujours chercher l’approbation en évitant coute que coute tout conflit et se soumettra à l’opinion des autres pour ne pas être confronter à un désaccord ou une dispute. Il préfère se soumettre aux volontés de l’autre, tétanisé par la peur d’être sanctionné.

Ainsi, le dépendant affectif se fondra aisément dans la masse et évitera de prendre toute décision importante dans le quotidien que ce soit dans le domaine des projets de vie, de l’organisation domestiques, des finances, ou même des questions plus personnelles plus ou moins importants tels que les choix vestimentaires ou sa propre santé par exemple. Tout choix est un enjeu pouvant remettre son propre équilibre en jeu pour le dépendant affectif qui a par conséquent grand mal à démarrer des projets ou à faire des choses par lui-même.

Besoin d’être rassuré sur son image

N’ayant aucune estime de soi, le dépendant affectif est persuadé que son entourage se rendra compte un jour qu’il n’est pas à a hauteur et qu’il sera remplacé. C’est ainsi que chaque séparation ponctuelle accentue son angoisse d’abandon et développe en lui un sentiment de solitude profond. Il a de ce fait sans cesse besoin d’être rassuré sur sa propre image. La présence de l’autre en permanence devient lui devient indispensable et chaque absence remet en cause l’équilibre précaire de son bien-être. La présence de l’autre le rassure momentanément et lui redonne un tant soit peu une estime de soi fragile. Au contraire, l’éloignement de l’autre déclenche vite une peur panique d’être abandonné car Il se sent à nouveau confronté à son néant.

Peur des autres

Si le dépendant affectif doute de lui, il doute tout autant des autres et appréhende leur propre liberté comme un danger d’être abandonné.

Peur de la liberté de l’autre

Deux personnes amoureuses ont naturellement envie de passer un maximum de temps ensemble pour se découvrir puis pour partager des moments agréables et faire vivre leur histoire tout simplement. C’est tout naturellement qu’ils vont ressentir un manque lorsqu’ils ne sont pas ensemble. Les deux partenaires momentanément séparés pourront même ressentir de la souffrance si la situation perdure mais celle-ci ne remettra jamais en cause leur liberté individuelle. Elle ne viendra que confirmer leur amour envers l’autre et augmenter le bonheur des retrouvailles.

Le dépendant affectif au contraire aura l’impression que la liberté de l’autre le condamne à sa propre perte. Ayant besoin sans cesse d’être apaisé sur ce point, il aimera tout faire avec son amoureux. Il sera persuadé que l’aspect fusionnel d’une relation est une preuve d’amour. Ce sera en réalité une manière inconsciente de garder la situation amoureuse sous contrôle. Les moments d’indépendance du partenaire seront vécus comme dans la crainte d’être abandonné. Le dépendant affectif tentera alors de se rassurer en limitant la liberté de l’autre ou en le surveillant dans une quête obsessionnelle de se prouver qu’il est toujours légitime à ses yeux. 

Angoisse d’être abandonné

Le dépendant affectif a un besoin obsessionnel d’être rassuré car il est persuadé qu’une certaine fatalité s’acharne contre lui. Il vit dans la hantise d’être abandonné.

Lorsqu’il est seul, il souffre et rêve de sortir de ce mal-être en faisant une rencontre et lorsqu’il fait une rencontre, il souffre de la peur d’être abandonnée. C’est un cercle vicieux.

Ainsi, chaque moment de solitude en début de rencontre est vécu comme une torture qui plonge le dépendant dans un état de manque pendant lequel il imagine tous les scénarios, broyant du noir en attendant que le téléphone sonne et finissant toujours par appeler, et rappeler sans cesse. Il vit dans la peur d’être à nouveau rejeté, oscillant entre abattement face au destin et envie irrépressible de forcer le destin.

Lorsqu’il est confronté à la solitude, qu’il soit célibataire ou momentanément éloigné de son conjoint, le dépendant affectif va ressentir des émotions insupportables qui pourront le mener jusqu’à la dépression parce qu’il va avoir l’impression d’être abandonné et que cela va accentuer l’impression de vide et de morcellement psychique en lui.

Le dépendant affectif est un « mendiant de l’amour » qui vivra souvent un amour unilatéral, dans le fantasme permanent d’une réciprocité. C’est une lutte désespérée et vaine pour être aimé. C’est d’ailleurs parce qu’il se sent toujours seul qu’il craint l’abandon plus que tout car il se dit qu’il ne pourra pas supporter une épreuve plus intense qu’il ne vit déjà au quotidien

J’ai, au cours de mon expérience professionnelle, enrichie de nombreuses formations et un travail personnel sur moi-même développé plusieurs techniques de libérations émotionnelles permettant de décrocher de ces mécanismes inconscients qui engendrent la reproduction des shémas affectifs néfastes.

Si vous souhaitez de plus amples informations sur ces méthodes, vous pouvez me joindre au 07 49 06 57 97, je vous renseignerai personnellement.

Confiance et Sérénité

Catherine Gé

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