Le dépendant affectif vit dans la crainte permanente de manquer d’amour ce qui va engendrer des tensions physiques et émotionnelles en lui. Une grande partie de son énergie va donc se concentrer sur des stratégies lui permettant de soulager cette douleur.
Des réactions vives à la hauteur du mal ressenti
Le dépendant affectif, quel que soit sa posture est forcément victime de ses émotions face à une situation qu’il ne parvient pas à gérer. L’attachement est autant source de soulagement que d’angoisse, ce qui l’amène à développer des comportements de survie toxique à la relation amoureuse.
Des réactions vives symptômes d’une violence ambiante
Actions négatives ! Réactions négatives ! C’est la spirale infernale !
Réactions fortes et ambivalentes
L’état amoureux fait naturellement traverser de nombreuses émotions, parfois très fortes. L’être aimé devient de manière inexpliqué l’objet de toute notre attention. Nous ressentons de l’empathie envers lui et développons toute une palette de sensations quasi inexplicables. Tout nous bouleverse chez lui mais notre équilibre n’en est pas pour autant atteint. Nous vibrons de cet amour et nous nous en sentons que plus vivant, plus intéressant. Ces émotions renforcent notre confiance et notre estime de soi.
Nous retrouvons ces émotions dont l’intensité et la fréquence sont décuplées chez le dépendant affectif. Elles sont chez lui vécues comme de vrais tsunamis émotionnels, balayant tout équilibre personnel au passage. Le dépendant affectif passe sans répit d’un extrême à l’autre. Ce qu’il chérira un jour d’un amour passionné sera le lendemain l’objet de sa haine la plus profonde quand cet amour lui fera mal. Son histoire d’amour envahira alors ses pensées de manière obsessionnelle. L’amour devient une véritable drogue sans laquelle il n’existe plus et dont il dépend bien entendu.
La jalousie, une réaction face à la peur d’être abandonné
La confiance est l’un des fondements d’une relation amoureuse saine. Les deux partenaires sont animés par un sentiment d’amour renforcé chaque jour. Chacun se sent bien auprès de l’autre et a envie que l’autre se sente aussi bien. Chacun a pleinement conscience que l’autre ne lui veut que du bien. La relation de confiance s’instaure alors pour que chacun puisse vivre son amour en gardant sa propre liberté de vivre en tant qu’individu. C’est d’ailleurs pour cela qu’une tromperie, ne serait-ce même qu’un mensonge peut remettre en cause l’équilibre d’une relation saine car elle brise un des fondements du couple.
Dans le cas d’un couple souffrant de dépendance affective, la peur de l’abandon instaure d’emblée une suspicion au quotidien. La tromperie est autant crainte qu’attendue finalement au point que le fantasme qu’une troisième personne s’immisce insidieusement dans la relation s’installe immédiatement.
La dépendance affective empêche toute possibilité d’instaurer la confiance dans le couple car, dès lors que la liberté de l’un est vécue comme un danger extrême pour l’autre, ce dernier développe un sentiment de jalousie et met en place tout un processus inadapté et toxique de suspicion, de contrôle, voire même de vengeance tant il sera persuadé que la liberté de l’autre entrainera son abandon. Dans ce cas, le partenaire se sent victime de la liberté de l’autre ce qui fait que la jalousie est très présente dans la relation amoureuse du dépendant affectif. Ce n’est pas la preuve d’une trahison qui déclenche les foudres mais bel et bien la peur irrationnelle d’être trahi ou abandonné. Parce que le dépendant craint sans cesse de ne pas être à la hauteur, il imagine qu’il est sur la sellette au moindre petit signe de désamour et pourra avoir des comportements ou propos qui auront des effets dévastateurs sur la relation au point qu’il les regrettera ensuite en en constatant les conséquences.
Dans ce cas, la jalousie n’est plus le symptôme de la souffrance du dépendant affectif qui se sent victime de désamour fantasmé mais une arme redoutablement toxique pour tester l’amour de son partenaire. Ainsi, il va adopter des comportements agressifs qui rendront l’être aimé jaloux dans l’unique but d’être soulagé en obtenant la preuve de ses sentiments. Il n’hésitera pas non plus à instaurer une emprise psychologique sur son partenaire. Stratégie somme toute à tendance perverse, – puisque le mal-être de l’autre sera provoqué dans l’optique de se soulager soi-même, et qui plus est dangereuse car elle pourra aussi se retourner contre l’initiateur de la manigance si toutefois le partenaire ne réagissait pas au subterfuge.
Quoiqu’il en soit, la jalousie, qu’elle soit vécue dans une posture de victime ou une posture plus agressive est toujours la pièce rapportée dans le couple de dépendants affectifs qui rendra la relation invivable en lui imposant des souffrances inutiles.
La violence comme langage amoureux
Le dépendant affectif vit l’amour dans la souffrance. Qu’il attire un autre dépendant affectif ou pire, un conjoint toxique et manipulateur, communément appelé « pervers narcissique », il ne vivra l’amour que sous tension. Aussi, comme il ne supporte pas d’être seul, il va « s’arranger » avec lui-même avec sa triste réalité sans en prendre conscience et se faire croire que tout est normal, qu’il vit un amour véritable dans le meilleur des mondes. Ainsi, toute violence ou emprise sera transformée dans l’esprit du dépendant affectif comme une preuve d’amour, l’enfermant petit à petit dans un cercle vicieux ou, victime du syndrome de Stockholm, il deviendra complice de son propre bourreau.
Banalisation de la maltraitance
Autant le dépendant affectif se trouve toutes les excuses pour ne pas penser à lui, autant il trouve toutes les excuses à celui qui le néglige. Ainsi, il édulcorera la maltraitance physique de son partenaire en maladresse passagère, il justifiera les brusqueries émotionnelles par un débordement de ses problèmes personnels et expliquera le manque de soin matériel par des soucis d’infortune de son conjoint.
Le dépendant affectif fait de tel miracle pour effacer la violence du lien que toute victime qu’il et, il va finir très régulièrement par se sentir coupable de ce qu’il subit. Il en viendra à culpabiliser d’avoir dénoncé une situation qu’il supporte et s’excusera même d’avoir eu un jugement inapproprié par rapport à la situation.
L’emprise vécue comme une preuve d’amour
Le dépendant affectif, qu’il vive en couple avec un autre dépendant affectif, ou pire entretenant une relation avec un pervers narcissique, vivra son amour en vase clos, ce qui ne favorisera pas la prise de conscience que son intense souffrance n’est qu’une conséquence d’une maltraitance qu’il justifie pourtant comme une preuve d’amour.
Ainsi, s’il est contrôlé dans ses faits et gestes, il considèrera la démarche comme une marque d’intérêt de son conjoint et une preuve d’amour de ce dernier, visiblement incapable de vivre sans lui. Il va par exemple accepter d’être pisté par un mouchard ou que son téléphone soit « hacké » avec son propre consentement. Au lieu de voir qu’il sacrifie sa propre liberté et sa propre dignité au profit de son couple, au lieu de voir qu’il devient esclave de son conjoint, il y verra l’attachement ultime de son compagnon, incapable d’imaginer vivre un instant dans la peur de le perdre, ce qui lui donnera au passage l’illusion d’être enfin important aux yeux de quelqu’un.
De la même manière, le dépendant affectif, subira une jalousie à la hauteur des angoisses de son partenaire et sera confronté à ses réactions vives et ambivalentes qui passeront de l’obsession au rejet en un rien de temps, lui faisant parfois porter une lourde charge émotionnelle. Tantôt, il se sentira responsable tantôt il se sentira coupable d’avoir provoqué cette situation mais qu’elle que soit la violence de la situation subie, il la justifiera toujours comme une preuve d’amour et d’intérêt à son égard.
Le dépendant affectif subit aussi ses propres démons. N’ayant aucune confiance en lui, il vit lui aussi dans la crainte d’être quitté pour mieux que lui, d’être abandonné et lui aussi a besoin à son tour de tout vérifier. Il répondra aux jalousies de son partenaire par ses propres suspicions, reproches et vérifications rendant la relation sous tension invivable, allant parfois même à l’inverse de l’effet escompté.
Toute ces situations d’amour exclusif entraineront un isolement des partenaires qui vivront en vase clos, dans l’autosuffisance, ce qui ne rendra l’équilibre individuel que plus précaire et qui ne favorisera pas non plus la prise de conscience du lien toxique qui permettrait au dépendant affectif en déroute de pouvoir s’en sortir.
Stratégie d’adaptation pour assouvir sa quête d’amour
Le dépendant affectif ne se sent pas à l’aise face aux situations amoureuses et développent toute une palette de stratégies pour embellir l’image qu’il a de la réalité et s’adapter à elle.
Une réalité fantasmée
Ainsi, le dépendant affectif va déterminer sa vision du mon avec une croyances limitantes fausses mais très puissantes, celle d’être inférieur aux autres et indigne d’être aimé. Il ne pourra supporter son quotidien que parce qu’il pense c’est une étape nécessaire à une éventuelle future réhabilitation.
Admiration de l’autre
Si le dépendant affectif supporte et justifie la douleur subit dans une relation amoureuse, c’est qu’il pense qu’il la mérite parce qu’il est moins bien que les autres. Il se dévalorise au point qu’il n’imagine pas un instant être digne d’intérêt ce qui le rend très vulnérable à l’amour. Il y a comme un sentiment d’imposture dans sa place d’amoureux. Il ne se sent pas à la hauteur et met souvent son compagnon sur un pied d’Estale tout comme il idéalise le reste de monde. Il acceptera de ce fait tous les reproches de son partenaire et essaiera de s’améliorer en espérant des jours meilleurs. En réalité le dépendant affectif n’est pas amoureux de ce qu’est son partenaire et pour ce qu’il lui donne dans le présent mais il est amoureux de l’image idéale qu’il se projette de lui dans un éventuel futur lorsqu’il aura changé et compris qu’il vit avec quelqu’un d’exceptionnel. Le dépendant affectif avance, motivé par un mirage qu’il voit devant lui et qui l’apaise
Aimer l’espoir de jours meilleurs
Le dépendant affectif croit aimer son partenaire et il cherche désespérément la réciproque qu’il ne pourra pas avoir. Ne s’aimant pas lui-même, il ne peut pas aller chercher quelqu’un qui l’aime. Il ira plutôt naturellement vers quelqu’un qui le traitera à la hauteur de ce qu’il pense inconsciemment mériter. Et il espérera consciemment qu’il finira par être aimé un jour s’il fait des efforts, s’il supporte tout ce qu’on lui inflige, s’il se conforme aux désirs de son partenaire qui lui fera subir moult et moult situations insupportables.
En réalité, qu’il soit seul ou en couple, le présent ne comble pas les attentes du dépendant affectif. Il s’acomode du présent en aimant le conjoint qu’il fantasme de transformer dans un éventuel futur. Le dépendant espère être aimé et c’est cet espoir qui le fait aimer son quotidien difficile. Il pense qu’il faut qu’il souffre pour espérer être aimé. En vain !
Stratégie d’adaptation pour être accepté
Le dépendant affectif craint de ne pas âtre aimé et son angoisse est d’être abandonné. Il est en perpétuelle quête d’amour et d’équilibre. Seul, il se sent vide et face au néant. Accompagné, il craint d’être rejeté à tout instant. Face à cette angoisse, il va développer des stratégies pour tenter de calmer son angoisse.
Posture du sauveur
Le dépendant affectif se croit toujours nul. Il pense qu’il ne vaut rien. De fait, il déploiera des trésors d’efforts et de concessions pour être à la hauteur, L’objectif inconscient est de tenter de se rendre indispensable pour être enfin remarqué et digne d’intérêt.
Pour conjurer la solitude, le dépendant affectif va développer des stratégies pour devenir indispensable auprès de l’autre en le soutenant et en résolvant ses problèmes.
il en fera dix fois plus que les autres pour espérer qu’on puisse enfin le trouver digne d’être aimé, à la manière de ce qu’il faisait enfant pour être remarqué par ses parents. Il va marquer le terrain affectif de sa présence. C’est quelqu’un qui va facilement rendre service par exemple ou se porter volontaire pour aider à une tâche difficile par exemple.
Il s’inquiétera volontiers de ce qui pourrait arriver à l’autre sans sa présence et aura peur que l’autre ne puisse pas se débrouiller sans son aide. Ce sera un prétexte pour avoir quelques nouvelles en son absence dans le but de le rassurer. C’est une personne très gentille qui donnera beaucoup de sa personne pour espérer être aimée et reconnue en retour.
Ainsi, La générosité, la bienveillance et l’empathie sont autant de qualité qui, utilisé à outrance deviennent des outils au service de la dépendance affective. En effet, en offrant son aide, le dépendant affectif se rassure, espérant que sa stratégie lui offrira un retour affectif. Inconsciemment, il souhaite créer un besoin chez son partenaire afin que ce dernier ne le quitte pas.
Le dépendant affectif, habitué à donner beaucoup, dans l’espoir de recevoir un peu dans le futur, se retrouve régulièrement dans des relations déséquilibrées ou il n’a pas ou peu de retour au quotidien. Il travaille sans cesse à maintenir la relation agréable, à la nourrir socialement, culturellement et parfois même matériellement. Cette posture d’aidant, et en quelque sorte de sauveur d’une personne considérée comme fragile, malchanceuse ou incomprise permettra au dépendant affectif de se sentir supérieur. Cela lui permettra quand même de se réconcilier un tant soit peu avec lui-même et de renforcer son estime de soi. Ainsi, Le dépendant affectif ne recevra qu’un leurre d’amour mais trouvera malgré tout toutes les excuses du monde à son conjoint pour justifier ses carences et pérenniser la relation toxique.
Quoiqu’il arrive, le dépendant affectif est obnubilé par l’autre, qui occupe constamment son esprit de manière obsessionnelle. Il est sans cesse sous pression en se demandant ce que son conjoint fait, ce qu’il pense, ce qu’il ressent sans qu’aucune réponse puisse venir soulager ses inquiétudes. Au fil du temps, le partenaire pourra ressentir cette intrusion dans son espace vitale comme une injonction à aimer son partenaire ce qui pourra conduire exactement à l’effet inverse, celui de faire fuir un partenaire d’une situation oppressante.
A trop penser aux autres, ou par rapport aux autres comme nous l’avons vu précédemment, le dépendant affectif, n’exprimant pas ses désirs profonds et dont la stratégie est d’être serviable pour être aimé peut aussi donner de mauvaises habitudes à ses proches qui vont oublier au fil du temps qu’il peut lui aussi avoir besoin d’aide ou tout simplement être digne d’intérêt, renforçant à nouveau sa fausse croyance en sa propre médiocrité. C’est un cercle vicieux.
La posture de la victime
Se sacrifier pour maintenir une relation
A L’inverse de la situation précédente, le dépendant affectif va s’effacer au profit de son conjoint pour maintenir une relation amoureuse n’hésitant pas à sacrifier son opinion et faire fi de son estime de soi au profit du bien-être de l’être aimé toujours dans l’espoir d’être aimé en retour ce qui ne fait qu’étouffer une estime de soi déjà bien fragilisée dès l’enfance et amplifier au quotidien ce sentiment de ne rien valoir.
S’adapter à l’autre
Le dépendant affectif est un vrai caméléon qui va systématiquement sonder les opinions des autres pour s’y conforter. Il ne veut surtout pas se retrouver en situation de vexer, d’énerver ou de décevoir son partenaire ou toutes autres situations qui pourraient remettre en cause la stabilité précaire de son couple. Il passera évidemment sous silence toute grosse divergence de point de vue, allant parfois même sans s’en rendre compte jusqu’à épouser le point de vue opposé de l’autre pour assurer la « paix du ménage ».
devoir sa survie à l’autre
Le dépendant affectif comble une carence affective très souvent lié à l’enfance. Ne parvenant pas à trouver un équilibre émotionnel seul, son conjoint devient pour lui son pilier. Pour se rassurer, il recrée avec lui le lien infantile qu’il avait avec sa mère lorsqu’il était nourrisson et croit devoir lui devoir sa survie ce qui est incongru dans une relation de couple.
Le dépendant affectif ne s’épanouit qu’à travers l’autre. Il ne fait plus partie de votre vie, il est toute sa vie. il ne vit pas avec lui, il vit à travers lui, Pour maintenir ce lien très primaire, le dépendant affectif va s’arranger pour ne plus agir que dans le but de satisfaire les demandes et les besoins de son conjoint au détriment de ses propres aspirations, laissant place à une relation ou s’installe petit à petit un rapport de domination et de soumission dans laquelle il prendra le rôle de la victime.
Si, à la lecture de mots, vous vous êtres retrouvés dans cette souffrance, Sachez que la dépendance affective n’est pas une fatalité. En prendre conscience est l’étape la plus longue à éclore. L’intention d’en sortir est, quant à elle une décision indispensable pour évoluer. Si vous sentez que vous en êtes à ce niveau, je peux vous aider à franchir les autres étapes qui vous mèneront à l’estime de soi, à la liberté d’être soi, à l’amour de soi et qui vous permettra d’être aimé tel que vous êtes, pour ce que vous êtes.
Je suis spécialiste en thérapies brèves et je vous propose de travailler ensemble grâce à des méthodes puissantes qui permettent de libérer les émotions liées à des traumatismes du passé, de vous couper des schémas répétitifs pour vous sentir enfin libre et aimé sans contrainte.
Confiance et sérénité
Catherine Gé
Voyante et spécialiste en thérapies brèves
07 49 06 57 97





